04.12.2009
Victoire
Petite et ronde, grosse même, qui aurait put être un petit boudin, un petite rondelette sans intérêt si elle avait laissé faire. Mais non. Non, non, non. De petits seins, et un torse court et rond, mais gainé de rouge, et les seins portés fiers, vers le haut, vers l'avant, en évidence, et qui du coup faisaient sourire tendrement, faisaient envie. Et ensuite, ensuite, dès le profil, une cambrure marquée, exagérée presque, mais avec un tel bonheur : une taille qui du coup paraissait presque fine et surtout une paire de fesses, de hanches, démesurée, caricaturale de plénitude, d'ampleur et de charge. Des fesses aussi larges qu'épaisses, avec un beau replat marqué, et des cuisses très larges, trop larges, mais qui sous un tel cul faisaient elles aussi envie.
Une petite ronde qui aurait put être un boudin, mais qui avait tellement osé le rouge, les formes et la cambrure qu'on avait au contraire envie de la dessiner et de la culbuter, là, n'importe où, pour célébrer cette victoire inattendue.
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Parfois
Parfois un cul, comme ça, de passage, un choc, un temps d'arrêt, un instant suspendu à cette courbe, à ce poids, à cette chair. Non pas que je ne regarde que ça mais parfois... parfois c'est simplement joli, esthétiquement remarquable, intemporel, parfois c'est charnel, sensuel, provocant, une envie subite de ma-bite-plantée-là-bien profond, de brulure, d'excès et d'abandon, parfois c'est parfait, juste parfait, plus vraiment humain, suspendu, venu d'ailleurs, et donc inaccessible parce que je ne conçois pas que ce le soit, ça en perdrait cette qualité qui m'envoute, ça retomberait, ça redeviendrait humain, parfois c'est touchant, d'arrogance, de maladresse dans une culotte trop serrée ou glissée le long d'une fesse, d'age aussi, d'orgueil à rester beau, attirant, aimé et pénétré, d'innocence quand il est si jeune et rond et inconscient de ses charmes et de son pouvoir, parfois c'est émouvant, d'un souvenir, d'un retour à une chair, une émotion ou simplement un désir, parfois c'est tout et je ne peux que le suivre tant qu'il est possible, parfois c'est rien, passé, oublié, décevant, plat, sans intérêt, parfois c'est moi, parfois c'est elle. Un cul, quoi. Parfois.
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Vieux
Ça y est, je suis vieux, je suis séduit par des mères de famille.
Ça y est, je suis vieux, je flashe sur des mamans.
Ça y est, je suis vieux, je bande pour des ménagères.
Elles sont belles, parfois, ces femmes qui ont fini de grandir, qui ont trouvé, et qui ont envie, aussi, parfois, de rêver qu'elles ne l'aient pas fait, de penser que l'aventure est peut-être encore là, à portée de main, au détour du chemin.
Elle était, elle, avec sa mâchoire carrée, ses yeux qui se plissaient du moindre sourire, belle, fine et contrastée. Un visage fin à la mâchoire épaisse et solide, un corps fin, aux petites fesses presque adolescentes, musclées et effacées quand elle s'accroupissait, et de petits seins ronds, en pommes. Elle semblait sage, avenante sans être facile d'accès, complice tant que la proximité ne se faisait pas équivoque, toute à conquérir, toute à convaincre, toute à emmener.
Elle était, elle, par contre, élégante, sûre et volontaire, sans être envahissante. Institutrice élégante, et s'affirmant femme dans sa tenue grise, cintrée, qui aurait été sévère portée par une plus grande et moins souriante. On sentait dans son ses gestes et dans ses paroles un contrôle de soi solide, mais réfléchie, construit au fil du temps, et capable sans doute, dans l'intimité, de s'oublier et s'abandonner complètement, avec sauvagerie, avec enthousiasme pour la liberté retrouvée. Blonde au petit corps ferme et féminin, elle invitait à l'échange sérieux et structuré et à l'espoir de l'abandon ensuite, bien plus tard, de toutes les apparences et toutes les retenues.
Ça y est, je suis vieux, je suis charmé par des femmes, plus des filles.
Parce qu'elles savent le prix du moment, et le soin qu'il mérite.
Parce qu'elles savent, elles, qu'elles vont mourir un jour, que moi aussi, et que dans la rencontre des corps on peut expier avec joie et avec colère cette peur indicible, invincible.
Parce qu'elles savent accueillir, écouter, soutenir, et qu'elles aiment l'être aussi.
Parce qu'un moment, un moment seulement, elles veulent redevenir filles.
Parce qu'elles savent la tristesse de la vie qui avance et l'énergie qu'il faut pour chaque moment de joie, chaque minute de répit.
Parce qu'elles aiment qu'on les emmène ailleurs, qu'on leur rappelle que non, ce n'est pas tout, ce quotidien, cette vie construite qu'elles ont réussi.
Parce qu'elles ne croient plus au prince charmant, qu'elles ne cherchent avec moi qu'autre chose, de plus léger, de moins nocif et de plus drôle.
Parce que dans leurs yeux et dans leur plissement, on sent l'humour dont elles seraient capable si elles se le permettait vraiment.
Parce qu'elles savent apprécier de baiser pleinement, qu'elles ont l'expérience du mauvais et goûtent le bon avec délectation.
Parce qu'elles ont des culs pleins, épanouis, et que souvent elles les assument, elles n'essaient plus de les cacher ou de les excuser.
Parce qu'elles ont des mains fortes, solides, des mains qui ont pris, reçu et donné tant et plus, et donné encore parce qu'il le fallait.
Parce qu'elles ont des yeux dans lesquels plonger sans percuter le fonds avant d'avoir été surpris au moins une fois.
Parce qu'elles ont tant l'habitude de savoir et d'ordonner qu'elles sourient quand on les contredit avec douceur pour les emmener ailleurs et autrement.
Parce qu'elles me laissent rêver que même vieux, je saurais encore aimer, être séduit et baiser avec joie sans pour autant devenir un satyre ou un aigri.
Parce qu'elles commencent à comprendre que la chair et la vie et la mort vont ensemble et que l'une doit savoir exprimer les deux autres, en jouer et en rire.
Parce qu'elles ont abandonné les gloussements hystériques et inquiets de l'enfance pour les rires de gorge et les yeux plissés de la subtilité et du désir longuement mûri.
Parce que j'aimerais, dans leur sécurité et leurs habitudes, surprendre, provoquer et lire dans leurs yeux l'émoi inattendu de ma queue plantée au fonds de leur cul, mes mains serrées sur leur hanche dont la peau trop blanche n'est plus si élastique qu'elles le voudraient.
Parce que je jouirais sans retenue de leurs gémissements de gorge, de leurs cris d'abandon, de la rage distillée, de la rupture calculée d'une baise d'elles qu savent faire de l'avoir tant fait, mais qui, comme nous tous, mais elles l'ont oublié, en apprennent à chaque fois qu'elles baisent avec un autre, une autre, un dont elles ne savent pas, encore, le rythme et les manières, la douceur et la rage, le culot et l'envie, l'abandon et le don.
Parce qu'avec elles, je crois, après, transpirants, repus, éblouis, nous aurions à nous dire, et je m'ennuierais moins de niaiseries trop faciles ou de retenue gênée.
Ça y est, je suis vieux, je te proposerais bien de laisser tes enfants, et tes inquiétudes d'eux, un moment, quelques heures, le temps de te rappeler combien ton corps est beau, avec ces années, combien ton désir brule toujours pour peu qu'on le sollicite, combien une queue surprend, combien on s'abandonne avec plus de risques et d'incertitudes, de nouveauté aussi, combien on peut rire, combien on peut en franchir, de limites, de plaisir, pour peu qu'on s'autorise, qu'on se laisse emmener sur cette détournée, celle qui finit, tu sais, avec ma queue émue qui ressort de ton cul alors que toi, trempée et le souffle coupé, tu souris, tu t'amuses, tu t'étonnes d'avoir pu hurler à ce point, d'avoir crié ton plaisir sans crainte qu'on t'entende, sans crainte qu'ils ne t'entendent, les charmants petits anges à qui tu cacheras, toute ta vie durant, comment on se sent femme, jouissant du fond du ventre dans les bras d'un homme qu'on ne veut que pour ça.
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